23/02/2012 : QUESTIONNAIRE POUR RÉFLÉCHIR SUR L’AUTORITÉ

LOIRE GELÉE - FÉVRIER 2012

 

RÉFLEXION SUR L’AUTORITÉ

 

1 -      Pour vous, qu’est-ce qu’une personne autoritaire ? En avez-vous rencontré ? Cela vous a-t-il marqué ?

 

2 -      Dans quels domaines avez-vous été amené à exercer une autorité ? Avez-vous rencontré des difficultés et, si oui, lesquelles 

 

3 -      Existe-t-il, pour vous, une autorité naturelle ? Quelles en sont les caractéristiques ?

 

4 -      L’obéissance va-t-elle toujours de pair avec l’autorité ? Obéir veut-il dire se soumettre ?

 

5 -      On parle beaucoup d’une crise de l’autorité aujourd’hui. Qu’en pensez-vous ? L’avez-vous expérimentée ?

 

6 -      Le débat fonde-t-il ou fragilise-t-il l’autorité ?

 

7 -      On dit que Jésus agissait avec autorité. Qu’est-ce que cela signifie pour vous ?

 

(Source : « Cahiers croire.com » n° 277)

 

 

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22/12/2012 : MERCREDI DES CENDRES

 

MERCREDI DES CENDRES 2012

IMPOSITION DES CENDRES

 

Aujourd’hui commence le Carême, et il commence avec ce rite un peu étrange qu’est l’imposition des CENDRES… Dans quelques instants un prêtre passera parmi vous pour tracer une croix sur votre front avec la cendre déposée sur son pouce… Comprenons bien ce que signifie ce geste : ce n’est pas un acte magique, c’est  une image, un signe destiné à nous rappeler, au début de ces 40 jours de Carême qui nous mèneront à Pâques, que nous sommes bien peu de choses, pas beaucoup plus qu’un pincée de cendres, du moins en ce qui concerne notre corps… Et, si notre corps est si petit, nous nous devons de penser à l’essentiel, qui est très grand : notre vie d’amitié avec Dieu notre Père, qui nous veut semblables à son Fils Jésus. Le Carême, c’est cela : une sorte de retraite spirituelle de 40 jours, pendant laquelle nous essayons de nous défaire du superflu pour nous attacher de plus en plus à l’Evangile. Les Cendres nous rappellent tout cela : en les recevant, nous nous engageons à vivre un vrai temps de Carême. Si nous les recevons dans la prière, le Seigneur nous aidera, s’il le veut, à cheminer sans défaillir vers Pâques, jour de la Résurrection du Christ et anniversaire collectif de notre baptême…

Or, pour nous mettre sur la bonne route, l’Eglise nous fait lire un texte de St Matthieu qui est, pour ainsi dire : notre « feuille de route » pour le Carême.

C’est Jésus lui-même qui parle et il traite des 3 œuvres principales qui doivent jalonner notre marche au long de ces 40 jours.

Mais, avant d’aborder chacune de ces œuvres, il en donne le sens général : tout ce que nous ferons de bien doit être fait de façon à n’être vu que de Dieu : en aucun cas, il ne faut chercher à se faire voir des hommes !

 

1ère ŒUVRE : l’AUMÔNE.  Voici un mot largement passé de mode ! On pense à la petite pièce que l’on donne au mendiant, à la porte de l’église… ou du supermarché. En réalité, il s’agit de bien plus que cela : il s’agit du partage avec ceux qui sont dans une situation de pauvreté, et l’on sait qu’il y en a de plus en plus, par ces temps de crise et de chômage généralisé, sans parler des peuples entiers qui vivent ans une misère absolue. Pendant le Carême, nous sommes invités à pratiquer le partage, dans la mesure de nos moyens et de nos forces : il y a 1000 façons de partager !

 

2ème ŒUVRE : LA PRIÈRE. Eh oui ! Le Carême est un temps de prière, un temps pour regarder Jésus plus longtemps et s’entretenir davantage avec lui dans l’intimité d’un véritable cœur à cœur. Nous ne sommes sans doute guère tentés de prier pour nous faire voir, mais notre prière, commune ou solitaire, risque de tomber dans la routine : on risque de se satisfaire de paroles… Jésus nous redit que Dieu notre Père « voit dans le secret », et qu’il sait la vraie valeur de notre prière. Allons-nous changer quelque chose à notre façon de prier, pendant ce Carême ?

 

3ème ŒUVRE : LE JEÛNE. Des 3 activités de carême, le Jeûne est sans doute la moins honorée chez nous, catholiques (alors que les Musulmans pratiquent le RAMADAN, qui est une dure période de jeûne). Jadis, les catholiques étaient bien plus tenus au jeûne que maintenant, et cela remontait à l’Ancien Testament, où l’on jeûnait beaucoup. Mais les Prophètes, déjà, reprochaient au Peuple de mal jeûner… « Le jeûne que je préfère » dit le Seigneur, par la voix d’Isaïe « n’est-ce pas ceci : dénouer les liens provenant de la méchanceté, détacher les courroies du joug, renvoyer libres ceux qui ployaient, bref, que vous mettiez en pièces tous les jougs ! N’est-ce pas partager ton pain avec l’affamé ?et encore : les pauvres sans abri, tu les hébergeras, si tu vois quelqu’un nu, tu le couvriras : devant celui qui est ta propre chair, tu ne te déroberas pas ! ». Ainsi, la vrai jeûne ne consiste pas, du moins pas d’abord, à se priver de nourriture, mais à s’abstenir de tout égoïsme et à vivre l’amour fraternel… Une chose que nous pourrions faire, c’est décider de ne pas laisser passer un seul jour du carême sans faire quelque chose qui nous coûte… et là, les occasions ne manquent pas : il suffit d’un peu d’imagination !

 

Pensons à tout cela en recevant les Cendres… et entrons généreusement dans ce Carême de l’an 2012 !

Père Gabriel JEUGE, Maison de Nazareth – Orléans

 

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21/02/2012 : DEMAIN, LE CARÊME

 

LAISSEZ-VOUS RÉCONCILIER AVEC DIEU!" (St Paul)

Le Pardon,

sacrement en plein renouveau !

 La pratique du sacrement du pardon est en train de se transformer. Est-ce même un nouveau sacrement en train de naître ? Déjà l’Église a opéré un tournant significatif en passant du terme de « confession » à celui de « réconciliation ». Mais un mot ne suffit pas pour créer une vraie nouveauté. Pourtant certains indices récents sont significatifs.

Un confrère qui réside à Rome a constaté une heureuse affluence de jeunes désirant recevoir ce sacrement au retour des JMJ de Madrid.

Personnellement j’ai participé plusieurs fois ces dernières années au « Fraternel » pour les plus jeunes en 4e et 3e à Jambville en banlieue parisienne et j’ai été frappé de leur joie à venir au-devant de ce sacrement. Mais il a fallu pour cela qu’ils y soient préparés pendant au moins une journée entière grâce à un talent pédagogique remarquable de la part des responsables. Et il a fallu également qu’ils soient un grand nombre avec des journées très denses où alternent discussions, jeux, chants, lectures évangéliques et des moments de recueillement, de réflexion, de prière. Ensuite il est fort à parier qu’ils ne recommenceront pas cette démarche avant plusieurs années, lors d’un nouvel événement tel que JMJ ou tel ou tel pèlerinage. Peu importe…

Dans son dernier livre, l’évêque d’Évry Monseigneur Dubost met bien en évidence que s’il y a réellement une confession, c’est d’abord une confession de foi, une confession de la louange de Dieu, un Credo (1). Et il rappelle que le nouveau Rituel paru en 1979 a mis en valeur six étapes du déroulement du sacrement. Deux sont particulièrement importantes : l’accueil et la lecture de la Parole de Dieu. C’est sans nul doute les deux étapes qui ont tant manqué dans le passé et qui séduisent les jeunes qui participent à ces grands pèlerinages auxquels ils répondent volontiers. L’accueil est aussi un accueil mutuel où chacun se présente et où la conversation est d’abord très détendue ; le pénitent en général aime bien savoir à qui il a affaire et il se confiera mieux à une personne réelle et non pas un être anonyme. Le prêtre ainsi n’est plus perçu comme un juge sévère et lointain (derrière une grille, comme cela était le cas naguère !).

L’étape la plus nouvelle est la lecture de la Parole de Dieu. C’est aussi la plus gratifiante, tant pour le prêtre que pour le pénitent. Et cela amène une grande nouveauté dans le déroulement de la démarche. Auparavant la confession était une action pénible, et on peut même dire qu’on pensait que l’aveu était un acte d’autant meilleur qu’il était davantage pénible !

Mettre en oeuvre cette étape réclame un effort de créativité. Le prêtre devient en quelque sorte un « porte-parole » au sens propre du terme. Le pénitent prend sa place dans l’Église et la lecture de la Parole met en relief la véritable nature du péché : il cesse d’être une infraction à la Loi pour devenir une rupture dans la relation d’amour. Le texte de l’Évangile le plus clair à ce sujet est celui de Zachée en Luc 19. Normalement on attendrait que Jésus lui dise : Zachée, commence par te convertir, ensuite je viendrai dans ta maison. C’est l’inverse qui se passe : Jésus commence par lui dire : il faut que j’aille demeurer chez toi… C’est ensuite, une fois que Jésus est entré chez lui que Zachée pense : Jésus est chez moi, je dois changer maintenant ma vie et la rendre conforme à ce qu’il enseigne ! C’est ce que le Catéchisme dit dans son style plus formel :

« La réalité du péché… ne s’éclaire qu’à la lumière de la Révélation divine. Sans la connaissance qu’elle nous donne de Dieu, on ne peut clairement reconnaître le péché… C’est seulement dans la connaissance du dessein de Dieu sur l’homme que l’on comprend que le péché est un abus de la liberté que Dieu donne aux personnes créées pour qu’elles puissent l’aimer et s’aimer mutuellement. »

Alors faut-il dire : le pardon, un nouveau sacrement ? Ce serait trop simple et réducteur. Il est toujours l’affirmation de la miséricorde divine en face des pécheurs accablés par leurs fautes et qui entendent la parole du psaume : « Décharge ton fardeau sur le Seigneur, il prendra soin de toi » (Ps 54, 23). Et si ton coeur t’accuse, l’amour de Dieu est plus grand que ton coeur (cf. 1 Jn 3, 20). Mais certains signes ne trompent pas : le pardon se transforme tellement dans sa forme et sa pratique, qu’il y a vraiment un renouveau sacramentel qui nous réjouit à l’approche du Carême.

(1) C’est là que je te rencontrerai. Propos sur les sacrements, DDB, 320 p., 19 €.

Decottignies

(Source: « La Croix »)

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20/02/2012 : JEUNESSE ET FORMATION CHRÉTIENNE

À Braga (Portugal), se tient actuellement une Semaine d’Études Théologiques. L’article ci-dessous, (source : « Diario do Minho ») rend compte d’une Conférence sur la JEUNESSE, donnée dans le cadre de cette semaine par Riccardo TONELLI, professeur émérite de l’Université Salésienne de Rome)

Riccardo TONELLI

 

 

Riccardo Tonelli defende mudança de linguagem

Igreja desafiada a dar sentido e esperança aos jovens

Jorge OLIVEIRA

 

 

Riccardo Tonelli, professor emérito da Universidade Pontifícia Salesiana, de Roma, disse ontem, na conferência de abertura da XX Semana de Estudos Teológicos, em Braga, que o tempo atual, de crise, é desafiador para Pastoral Juvenil. Para este teólogo, a pastoral juvenil deve, antes de mais, preocupar-se em fazer que cresça em cada jovem «a busca de razões para viver e para esperar».

A segunda tarefa, indicou, requer um «corajoso e urgente salto de qualidade», que consiste em apresentar o Evangelho como «algo que revoluciona radicalmente a vida».

Afirmando que estamos hoje numa «emergência educativa», Riccardo Tonelli salientou que é preciso levar os jovens a «viver de mãos levantadas, apelando a alguém que as acolha».

 «A grande maioria dos jovens acha-se órfã no sentido da esperança e no sentido da vida. Até para as coisas mais funcionais há sempre alguém que pretende entrar na nossa vida e tudo isso produz uma situação trágica de orfandade», sustentou.

Segundo este especialista em pastoral juvenil, os jovens de hoje estão todos concentrados no presente («o futuro é incerto e angustiante») e sofrem, porque o niilismo «penetra-lhes os sentimentos, confunde-lhes os pensamentos, apaga-lhes perspetivas e horizontes, enfraquece-lhes a alma, entristece-lhes as paixões tornando-as vazias».

 

Igreja desafiada a dar sentido e esperança aos jovens

 

«O retrato é trágico. Quem conhece os jovens e convive com eles, quem puder ir ligeiramente para além do pequeno círculo restrito daqueles mais empenhados, não terá muita dificuldade em reconhecê-lo como dolorosamente realista», disse. Contrariando os que consideram que os jovens do tempo hodierno estão à procura de experiências religiosas, de espiritualidade, o autor da obra “Rejuvenescer a Igreja” defendeu que é necessário adequar a linguagem àquilo que todos os jovens procuram, mesmo nas expressões mais perturbadas, que é um sentido para as suas vidas e esperança.

«Temos que esquecer aquela linguagem sobre Jesus com que fomos habituados a falar aos jovens, que chamo de matematiquês, e substituí-la por uma língua muito difícil de aprender, o amorês, de amor», defendeu.

A XX Semana de Estudos Teológicos, subordinada ao tema “A Pastoral juvenil numa Igreja jovem” decorre até amanhã, no Auditório Vita, sendo organizada pela Faculdade de Teologia, núcleo de Braga, da Universidade Católica.

No primeiro dia, além da conferência de Riccardo Tonelli, sob o tema “A juventude à procura”, realizou-se uma mesa redonda, centrada numa análise à realidade dos jovens, segundo perspetivas da Antropologia, Sociologia, Psicologia, Educação e numa abordagem às novas tecnologias de comunicação (Internet, redes sociais), com a presença de Lina Morgado, da Universidade Aberta, Lisboa; Alfredo Teixeira, da Faculdade de Teologia da UCP de Lisboa; e Ângela Azevedo, da Faculdade de Filosofia de Braga.

Destas intervenções ressaltou a ideia de que os jovens hoje não estão tão afastados

da Igreja como se possa supor e «sabem o que são, o que querem e para onde vão».

Por outro lado, foram contrariados alguns mitos acerca da utilização da Internet/redes sociais pelos jovens, como estes serem nativos e ingénuos digitais ou desvalorizarem a privacidade e terem comportamentos de risco. Contudo, foi defendido que é necessário investir na formação e segurança.

O dia de hoje centra-se numa reflexão teológica, através de duas conferências: a primeira proferida por Miguel Angel Medina Escudera, da Universidade Eclesiástica S. Dâmaso, de Madrid, intitulada “Desafios do crer, hoje”, e a segunda por João Duque, presidente do centro regional de Braga da UCP e docente da Faculdade

de Teologia, com o tema “Novos ídolos, desafios de sempre”.

O cónego Joaquim Félix, da Faculdade de Teologia de Braga, explicou que com estas conferências pretende-se «compreender melhor a realidade juvenil» e caracterizá- la a partir das diferentes ciências humanas. Além disso, esta é também uma contribuição da Igreja bracarense para a iniciativa Braga 2012: Capital Europeia da Juventude.

Diario do Minho. 16/02/2012

 

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19/02/2012 : 7ème DIMANCHE DU TEMPS « ORDINAIRE »

 

JÉSUS GUÉRIT LE PARALYTIQUE

DOMINGO VII DO TEMPO COMUM (B)

I LEITURA

Leitura do Livro de Isaías
Eis o que diz o Senhor: «Não vos lembreis mais dos acontecimentos
passados, não presteis atenção às coisas antigas. Eu vou realizar uma
coisa nova, que já começa a aparecer; não o vedes? Vou abrir um caminho
no deserto, fazer brotar rios na terra árida. O povo que formei para
Mim proclamará os meus louvores. Mas tu não Me chamaste, Jacob,
não te preocupaste Comigo, Israel. Pelo contrário, obrigaste-Me a suportar
os teus pecados, cansaste-Me com as tuas iniquidades. Sou Eu,
sou Eu que, em atenção a Mim, tenho de apagar as tuas transgressões
e não mais recordar as tuas faltas». Palavra do Senhor.

SALMO RESPONSORIAL

Refrão: Salvai-me, Senhor, porque pequei contra Vós.

Feliz daquele que pensa no pobre: no dia da desgraça o Senhor o salvará. O Senhor lhe concederá protecção e vida, fá-lo-á ditoso na terra
e não o abandonará ao ódio dos seus inimigos. No leito do sofrimento o Senhor o assistirá e na doença o aliviará.

Eu digo: Senhor, tende piedade de mim, curai-me, pois pequei contra Vós. Vós me conservareis são e salvo e em vossa presença me estabelecereis para sempre. Bendito seja o Senhor, Deus de Israel, desde agora e para sempre. Amen.

II LEITURA

Leitura da Segunda Epístola do apóstolo S. Paulo aos Coríntios

Irmãos: Deus é testemunha fi el de que a nossa linguagem convosco não
é sim e não. Porque o Filho de Deus, Jesus Cristo, que nós pregámos
entre vós – eu, Silvano e Timóteo – não foi sim e não, mas foi sempre
um sim. Todas as promessas de Deus são um sim em seu Filho. É por
Ele que nós dizemos ‘Amen’ a Deus para sua glória. Quem nos confi
rma em Cristo – a nós e a vós – é Deus. Foi Ele que nos concedeu a
unção, nos marcou com o seu sinal e imprimiu em nossos corações o
penhor do Espírito. Palavra do Senhor.

EVANGELHO
«O Filho do homem tem na terra o poder de perdoar os pecados»
Evangelho de Nosso Senhor Jesus Cristo segundo São Marcos
Quando Jesus entrou de novo em Cafarnaum e se soube que Ele estava
em casa, juntaram-se tantas pessoas que já não cabiam sequer em frente
da porta; e Jesus começou a pregar-lhes a palavra. Trouxeram-Lhe um
paralítico, transportado por quatro homens; e, como não podiam leválo
até junto d’Ele, devido à multidão, descobriram o tecto por cima do
lugar onde Ele Se encontrava e, feita assim uma abertura, desceram
a enxerga em que jazia o paralítico. Ao ver a fé daquela gente, Jesus
disse ao paralítico: «Filho, os teus pecados estão perdoados». Estavam
ali sentados alguns escribas, que assim discorriam em seus corações:
«Porque fala Ele deste modo? Está a blasfemar. Não é só Deus que
pode perdoar os pecados?» Jesus, percebendo o que eles estavam a pensar,
perguntou-lhes: o Porque pensais assim nos vossos corações? Que
é mais fácil? Dizer ao paralítico ‘Os teus pecados estão perdoados’ ou
dizer ‘Levanta-te, toma a tua enxerga e anda’? Pois bem. Para saberdes
que o Filho do homem tem na terra o poder de perdoar os pecados, ‘Eu
to ordeno – disse Ele ao paralítico – levanta-te, toma a tua enxerga e vai
para casa’». O homem levantou-se, tomou a enxerga e saiu diante de
toda a gente, de modo que todos fi caram maravilhados e glorifi cavam a
Deus, dizendo: «Nunca vimos coisa assim». Palavra da salvação.

ORAÇÃO DOS FIÉIS
Irmãos: Oremos a Deus nosso Pai, suplicando-Lhe que escute as nossas
preces e nos renove para o serviço do seu Reino, dizendo cheios de
confiança:
R. Abençoai, Senhor, o vosso povo.

1. Pelo Papa e pelos bispos a ele unidos, para que Cristo os confirme na verdade e lhes conceda a unção do seu Espírito, oremos, irmãos.

2. Pelos que exercem o ministério do perdão,
para que o exemplo de Jesus os leve a acolher os pecadores como Ele fazia, oremos, irmãos.

3. Pelos responsáveis da política mundial, para que recebam de Deus o grande dom de aproximar os países desavindos, oremos, irmãos.

4. Pelos paralíticos e doentes mais profundos, para que junto de cada um esteja um amigo
que os sirva com carinho e lhes fale de Jesus, oremos, irmãos.

5. Pelos fiéis aqui reunidos em assembleia santa e por aqueles que o Senhor chamou a Si,
para que todos tomemos parte no seu reino, oremos, irmãos.

OREMOS. Ouvi, Pai de misericórdia, as orações do vosso povo e concedei-lhe,
com abundância, os dons que Vos suplica. Por Nosso Senhor.

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7 ème DIMANCHE ORDINAIRE (HOMÉLIE)

 

Qui d’entre nous ignore le passage d’Evangile que nous venons d’entendre ? Dès notre enfance, au catéchisme, et combien de fois depuis, nous avons entendu ce récit pittoresque du paralysé que l’on amène à Jésus en pratiquant une ouverture dans le toit de la maison.

Même si nous la connaissons par cœur, cette belle histoire a toujours quelque chose à nous apprendre, ou du moins à nous rappeler …

Regardons d’abord les personnes présentes : il y en a beaucoup ! Une foule nombreuse remplit la maison où Jésus se tient, si nombreuse que tout le monde ne peut tenir à l’intérieur : les gens se pressent même à l’extérieur et bouchent le passage. Mais dans cette foule, quelques figures se détachent : Jésus, d’abord, bien sûr ! C’est pour l’entendre et le voir que tout ce monde est venu ; il y a aussi des scribes, (des gens instruits en matière de religion !) Ils jouent un rôle, malgré eux, dans l’événement. Et puis ce fameux groupe de 5 hommes : le paralysé et ses 4 amis qui le portent et ont l’audace de s’attaquer à la terrasse : beaucoup de monde, donc. Mais 2 personnages dominent le récit : Jésus et le paralysé.

Au début de l’histoire, que fait Jésus : St Marc nous le dit : après sa tournée à travers la Galilée, il est revenu à Capharnaüm (sur les bords du lac, là-même où s’était déroulée la « Journée de Capharnaüm », dont nous avons parlé dernièrement. Il est « à la maison », sans doute la même que précédemment : celle de Simon-Pierre, et là, il « annonçait la Parole ». Il n’est pas là pour faire des guérisons ni chasser des esprits mauvais, non ! il est là pour faire ce qui est la raison principale de toute son activité . Il annonçait « la Parole » : quelle « parole » ? Aux yeux de St Marc comme de jésus, il ne peut y en avoir qu’une : la Parole, au singulier et avec un P majuscule : la PAROLE DE DIEU.

Et on l’écoute attentivement ! Que disait cette Parole ? Comme d’habitude, St Marc est plus que discret : il n’en dit rien ! Ce n’est pas ce qui motive son récit… En effet, voici que se produit quelque chose d’insolite : les auditeurs entendent comme un grattement au-dessus de leur tête, et voici que tombent sur eux des cailloux, des brins de paille peut-être : pas de doute, « on » est en train de percer un trou dans le toit ! Ils sont intrigués, peut-être effrayés, surtout quand ils réalisent ce qui arrive : 4 hommes, là-haut, tentent de faire passer par ce trou un brancard sur lequel gît un homme paralysé. Mais Jésus n’a qu’une réaction : ce qu’il voit, ce n’est pas le toupet de ces gens, mais leur foi, et il admire cette foi : « Mon fils, tes péchés sont pardonnés ! »… Surprise de tous : les auditeurs, les scribes, les compagnons du malade et le malade lui-même… tous sont stupéfaits, pour des raisons différentes, à commencer par le malade, qui n’était pas venu pour cela : ce qu’il attendait, c’était un miracle, que ce Jésus le remette debout… Le pardon de ses péchés, il n’y pensait même pas ! Mais Jésus, lui, y pense… « Tes péchés sont pardonnés » ; il ne dit pas « Je (moi, Jésus) te pardonne », mais bien « tes péchés sont pardonnés » , sous-entendu : « par Dieu », qui seul peut faire cela, comme vont le dire les scribes, qui perçoivent bien, eux, le sens caché des mots : ils comprennent que c’est bien Jésus qui pardonne, usurpant, en quelque sorte, le nom de Dieu… Ce que Jésus confirme en manifestant sa puissance divine : « Afin que vous sachiez que le Fils de l’Homme a le pouvoir de pardonner les péchés… » dit-il. Il ne dit pas : « Afin que vous sachiez que j’ai le pouvoir… », mais il se désigne comme « Fils de l’Homme », tournure mystérieuse, qu’il emploiera souvent pour parler de lui-même. Le miracle se produit donc, celui-là même que le paralysé et ses amis étaient venus chercher… mais il ne vient que comme une confirmation du pouvoir qu’a Jésus de remettre les péchés.

Conclusion de tout cela : pour Jésus, le péché est une maladie bien plus grave que toutes les maladies corporelles et psychiques. La Bonne Nouvelle, la Parole qu’il annonce, c’est cela : le péché est la plus terrible des maladies, mais si l’on a la foi, Dieu nous les pardonne tous , grâce à son Fils et par son Fils qui a « répandu son sang pour la rémission des péchés ».

De nos jours, on ne croit plus guère au péché…même les bons chrétiens, même ceux qui jadis se confessaient régulièrement, n’y prêtent plus, ou presque plus, attention. Le CARÊME, qui va commencer mercredi prochain, sera l’occasion de re-découvrir, s’il en est besoin, que nous sommes pécheurs. Et nous redirons à Marie : « Priez pour nous, pauvres pécheurs ! ».

AMEN 

 

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17/02/2012 : Une fable de La Fontaine

 

Gravure de G.Doré

Le songe d’un habitant du Mogol

La Fontaine – Livre XI – Fable 4

Jadis certain Mogol vit en songe un vizir

Aux Champs Elysiens  possesseur d’un plaisir

Aussi pur qu’infini, tant en prix qu’en durée

Le même songeur vit en une autre contrée

Un ermite entouré de feux,

Qui touchait de pitié même les malheureux.

Le cas parut étrange, et contre l’ordinaire

Minos en ces deux morts semblait s’être mépris.

Le dormeur s’éveilla tant il en fut surpris.

Dans ce songe pourtant soupçonnant du mystère,

Il se fit expliquer l’affaire.

L’interprète lui dit «Ne vous étonnez point ;

Votre songe a du sens; et, si j’ai sur ce point

Acquis tant soit peu d’habitude,

C’est un avis des dieux. Pendant l’humain séjour,

Ce vizir quelquefois cherchait la solitude ;

Cet ermite aux vizirs allait faire sa cour.»

Si j’osais ajouter au mot de l’interprète,

J’inspirerais ici l’amour de la retraite

Elle offre à ses amants des biens sans embarras,

Biens purs, présents du ciel, qui naissent sous les pas.

Solitude où je trouve une douceur secrète,

Lieux que j’aimai toujours ne pourrai-je jamais,

Loin du monde et du bruit, goûter l’ombre et le frais?

Oh! qui m’arrêtera sous vos sombres asiles ?

Quand pourront les neuf soeurs, loin des cours et des villes,

M’occuper tout entier, et m’apprendre des cieux

Les divers mouvements inconnus à nos yeux,

Les noms et les vertus de ces clartés errantes

Par qui sont nos destins et nos moeurs différentes !

Que si je ne suis né pour de si grands projets,

Du moins que les ruisseaux m’offrent de doux objets !

Que je peigne en mes vers quelque rive fleurie !

La Parque à filets d’or n’ourdira point ma vie,

Je ne dormirai point sous de riches lambris

Mais voit-on que le somme en perde de son prix ?

En est-il moins profond, et moins plein de délices ?

Je lui voue au désert de nouveaux sacrifices.

Quand le moment viendra d’aller trouver les morts,

J’aurai vécu sans soins, et mourrai sans remords.

NOTES:

Mogol: Ce teme désigne le « royaume fort étendu et fort riche » du « prince mahométan qui est le plus puissant roi des Indes » (Furetière). Ici, le mot est pris au sens d’un habitant du Mogol. Au XVIIe siècle, on utilisait couramment le nom du prince pour désigner son royaume.

Champs Elysiens: Dans la mythologie grecque, séjour plein de délices des âmes vertueuses ou héroïques. Voir « Les obsèques de la Lionne » (Livre VIII, fable 14, vers46) : « Aux Champs Elyséens j’ai goûté mille charmes ».

Un ermite entouré de feu:  L’ermite, ce saint homme, est entouré des flammes de l’enfer, alors que le vizir qui a si peu de chances d’arriver aux lieux de délices y est bel et bien, lui. Antithèse.

Minos:  Dans la mythologie grecque, ancien roi légendaire de Crète. Sa justice et sa sagesse lui valurent de devenir le premier des trois juges des enfers.

L’humain séjour:  La vie.

La retraite: La solitude, la vie retirée.

Goûter l’ombre et le frais: Voir les « Bucoliques », I, 23 de Virgile : « Heureux vieillard, ici au milieu des cours d’eau familiers et des sources sacrées, tu cherches l’ombre et le frais ».

Les neuf soeurs: Les neuf Muses ; elles président aux neuf arts libéraux.

Les clarté errantes: Les planètes.

La Parque qui file la vie. Elle « n’ourdira point ma vie » c’est-à-dire « je ne serai jamais riche ».

De nouveaux sacrifices: Les sommes (mot de la famille de « sommeil », bien sûr) sont de petits sacrifices offerts à Morphée, dieu du Sommeil.

Sans soins: Sans soucis. « Et quand l’heure est venue et que la mort l’appelle, / Sans vouloir reculer et sans se plaindre d’elle, / Dans la nuit éternelle, il entre sans regret. » (Maucrois, « Stances »).

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16 Février : une vidéo de France-Inter (François MOREL)


Les mots des pauvres gens par franceinter

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15 FÉVRIER : COMMENT VIVRE ENSEMBLE?

 

Dialogue inter-générationnel

ENTRETIEN ENTRE PERSONNES

 

ÂGÉES DE 7 À 70 ANS

 

 

«Vivre ensemble, c’est vivre avec quelqu’un d’autre qu’on aime. Ou même quelqu’un qu’on n’aime pas », observe Jalil du haut de ses 7‑ans. « Et aussi les inconnus dans la rue, complète Madeleine, 13‑ans. Il faut respecter les gens. » Ce sont les adolescents qui le mentionnent‑: pour vivre ensemble, il faut des règles. Autour d’eux, les aînés approuvent en souriant. Kalaï, 16‑ans, affirme qu’« il n’y a pas de société sans règles », avant d’ajouter qu’une règle absurde « ne sera sûrement pas respectée ».

Si la société française pose des lois pour mieux vivre ensemble (« comme porter assistance aux personnes en danger », dit Camille, 15‑ans), l’adhésion personnelle reste essentielle. « On ne peut pas obliger les gens à vivre ensemble », estime la collégienne.

Thomas, lecteur de La Croix de 37‑ans, souligne l’importance du sens‑: « Si on ne sait pas pourquoi on veut vivre ensemble, on va se décourager, car c’est compliqué ! » Les plus jeunes envisagent mal en tout cas une vie sans les autres. « On serait seuls ! », dit Madeleine. « Il y aurait beaucoup de guerres », prédit Jalil. « Chacun pour soi, je trouverais ça horrible », tranche Émile, collégien.

Le défi est immense, mais il en vaut la peine, disent de concert les participants de 7 à 70‑ans. Tous s’accordent sur un élément essentiel pour vivre ensemble‑: l’égalité. « Égalité devant la loi, la santé, l’éducation », énumère‑Michel, lecteur de Notre Temps. « Il faut que tout le monde ait les mêmes droits », signale Emilio-Kodjo, 10‑ans. Certaines inégalités sont vite pointées du doigt, à commencer, côté ados, par « le président de la République qui vit dans un palais et se déplace avec quinze gardes du corps, comme s’il avait peur de son peuple ». Les écarts de richesse sont unanimement dénoncés. « Un riche est plus écouté qu’un pauvre », juge Nicolas, 18‑ans. « On n’a jamais produit autant de richesses, mais elles n’ont jamais été aussi mal réparties, note Thomas. Ce mauvais partage provoque un sentiment d’injustice qui rend le vivre ensemble plus diffcile. »

Retraitée à l’accent chantant, Giovanna évoque l’après-guerre « où la plupart des gens étaient dans le besoin, mais se sont mobilisés pour changer. Aujourd’hui, la crise pourrait être une opportunité, mais on a peur de perdre ce qu’on a ». Notre société manquerait de solidarité au point que certains voudraient inscrire cette valeur au fronton des mairies. « ‘‘Fraternité’’, c’est trop fort, estime Nicolas. Soyons déjà solidaires. » « ‘‘Fraternité’’ a une connotation religieuse qui ne parle pas à tout le monde », ajoute un aîné. « Et la religion, parfois, ça empêche de vivre ensemble », dit Émile. Thomas s’étonne qu’elle soit perçue comme source de divisions‑: « Pour moi, c’est tout le contraire ! »

C’est la question du communautarisme qui affleure ici. « ‘‘Des communautés’’ et ‘‘une communauté’’, c’est presque des mots contraires », analyse Camille. « C’est vivre ensemble juste avec ceux qui nous ressemblent », résume Kalaï. Thomas est d’accord‑: « Quel intérêt de ne vivre qu’avec d’autres

soi-même ? L’intérêt c’est de vivre entre hommes et femmes, jeunes et vieux, riches et pauvres… Compliqué, mais c’est un choix de société ! » La religion devrait y trouver sa place, « non pas en limitant la croyance de chacun, mais en la respectant. Vivre ensemble, ce n’est pas gommer les différences, mais les accepter pour partager quelque chose ». « J’ai du plaisir à vivre avec tous ceux qui ont quelque chose à partager, témoigne Kalaï. Que ce soit faire des blagues, du bateau ou cultiver des patates! »

Vivre ensemble suscite aussi des images‑: mains qui se serrent, repas de quartier, jardins ouvriers… Adolescents et adultes se retrouvent autour de l’évocation d’un concert ou d’un match de foot, moments de communion festive entre différents âges et milieux sociaux. Les enfants ont fait ensemble un dessin‑: une planète entourée d’une ronde de bonshommes de toutes les couleurs, petits, grands, gros, maigres, avec des lunettes, une cicatrice ou des taches de rousseur… au-dessus, la phrase « Il y a des différences dans le pareil », un soleil qui dit « Je suis avec vous »

 les bébés à naître », une flèche « entrée libre » et une « pour ceux qui ne veulent pas entrer dans la chaîne ». « Si un jour ils veulent venir », précise Jalil de sa voix enfantine. Les plus grands, conquis, applaudissent. « C’est génial ! », s’exclame Michel. « Je n’aurais jamais pensé à ça à leur âge », s’étonne Virginie. Le «‑vivre ensemble‑» s’illustre aussi dans ce moment, et cet après-midi d’échanges enthousiastes entre générations.

AZILIZ CLAQUIN (« LA CROIX » 15/02/2012)

IL N'Y A PAS D'ÂGE POUR ÊTRE AMIS!

 

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14 FÉVRIER : LES SAINTS CYRILLE ET MÉTHODE, CO-PATRONS DE L’EUROPE

LES SAINTS CYRILLE ET MÉTHODE

C’étaient de purs enfants de Byzance, la capitale de l’Orient chrétien. Nés à Thessalonique, Méthode et son petit frère surdoué, Constantin (qui recevra sur son lit de mort l’habit monastique sous le nom de Cyrille) sont envoyés en mission par le patriarche de Constantinople, tout d’abord chez les Khazars, peuple venu de l’Asie lointaine et qui ont adhéré au judaïsme. Puis ils sont envoyés en Moravie où les Allemands s’installaient en maîtres. Pour évangéliser les peuples slaves, Cyrille crée un alphabet adapté à leur langue. Les Églises qui utilisent le slavon se remplissent et les autres se vident. Saint Cyrille et saint Modeste, icône de Bucarest (XIXe siècle)Ce n’est pas l’actuel alphabet cyrillique qu’un autre religieux bulgare adaptera en se mettant sous le patronyme du célèbre moine. Cyrille traduit les textes bibliques et liturgiques. Mais ils sont très vite attaqués par des clercs germaniques qui leur reprochent de brader les textes sacrés et d’y mettre des germes d’hérésies en utilisant une langue vulgaire. Le Pape Hadrien II les soutient. C’est d’ailleurs à Rome que meurt Cyrille en 869. Son corps fut rapatrié à Salonique en 1976, en signe de la volonté de communion entre l’Église latine et les Églises orientales. Méthode va reprendre le flambeau. Moins brillant que Cyrille, mais d’une persévérance à toute épreuve, il enracine et fait fructifier, au milieu des tribulations, l’œuvre évangélisatrice de son frère. Dénoncé comme hérétique par ses adversaires, il sera mis en prison pendant deux ans par les Allemands. Lui aussi aura la confiance des papes qui l’ont nommé évêque de Moravie et Pannonie. Ils sont ainsi tous deux témoins de l’Église indivise dans la pluralité des rites et des langues, fidèles au pape comme au patriarche de Constantinople dont ils étaient les fils, Cyrille et Méthode ont été nommés co-patrons de l’Europe, avec saint Benoît, sainte Catherine de Sienne, sainte Brigitte de Suède, et Sœur Thérèse Bénédicte de la Croix – Sainte Édith Stein.
Illustration: Saint Cyrille et saint Modeste, icône de Bucarest (XIXe siècle)
Les Églises d’Orient font mémoire de ces deux grands évangélisateurs de l’Europe orientale le 11 mai. L’Église d’Occident les fête le 14 février.
« De culture grecque et de tradition orientale, d’une mission à l’origine très politique, les deux frères vont faire un stage d’immersion culturelle permettant l’émancipation culturelle, concevant le nouvel alphabet le cyrillique. Ils adoptent la langue slave pour les offices. Ils ont rendus les slaves membres à part entière de l’Église, refusant de choisir Rome ou Constantinople. » La Croix 08/04
Cyrille et Méthode, apôtres des slaves et co-patrons de l’Europe, ont été évoqués par Benoît XVI à l’occasion de l’audience générale du 17 juillet 2009… « Le profil spirituel des frères de Salonique se révèle surtout dans l’attrait de Cyrille pour les écrits de Grégoire de Naziance, dont il apprit la valeur du langage pour la transmission de la Révélation… Cyrille et Méthode avaient travaillé au projet de traduire en slavon les dogmes chrétiens…d’où la nécessité d’utiliser des lettres plus conforme que le grec à la langue parlée. C’est ainsi que naquit l’alphabet glagolitique, plus tard appelé cyrillique en l’honneur de saint Cyrille… Cyrille et Méthode avaient compris qu’un peuple ne peut considérer avoir reçu pleinement la Révélation avant de l’avoir entendue et lue dans sa langue. Tous deux sont la référence de ce qu’on nomme inculturation, en vertu de laquelle les peuples doivent imprimer dans leur culture propre le message révélé et exprimer la vérité du salut dans sa langue… En cela l’Église voit en eux une source d’inspiration et d’action toujours valable ».
Mémoire (en Europe: fête) des saints Cyrille, moine, et Méthode, évêque. Ces deux frères de Thessalonique, envoyés par le patriarche de Constantinople, Photius, en Moravie, y prêchèrent la foi chrétienne et composèrent un alphabet propre pour transcrire du grec en slavon les livres saints. Quand ils vinrent à Rome, Cyrille, qui jusque là s’appelait Constantin, atteint par la maladie se fit moine et s’endormit dans le Seigneur en ce jour, l’an 869. Méthode, ordonné évêque de Sirmium par le pape Adrien II, évangélisa infatigablement la Pannonie, dut supporter bien des querelles qui lui furent infligées, mais soutenu toujours par les pontifes romains, il reçut la récompense de ses travaux à Valehred en Moravie, le 6 avril 885.

Martyrologe romain
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13 Février 2012 : UN NOUVEL ÉVÊQUE POUR TARBES ET LOURDES

Mgr BROUWET, nouvel évêque de Tarbes et Lourdes

 

Mgr Nicolas Brouwet, un citadin

pour Lourdes et les Pyrénées

 

Mgr Nicolas Brouwet a été nommé samedi par Benoît XVI évêque de Tarbes et Lourdes. À 49 ans, celui qui était évêque auxiliaire de Nanterre devient ainsi responsable de l’un des sanctuaires les plus importants du monde catholique.

 

À la tête du diocèse de Tarbes et Lourdes, où il a été nommé par Benoît XVI samedi – le 11 février, jour anniversaire des apparitions de la Vierge à Bernadette –, Mgr Nicolas Brouwet veut d’abord « fortifier les chrétiens dans la foi ». La formule n’est pas de circonstance. Celui qui était évêque auxiliaire de Nanterre (Hauts-de-Seine), aux côtés de Mgr Gérard Daucourt depuis juin 2008, montre son désir de « rendre grâce » pour ce qui existe, plutôt que de déplorer d’emblée les faiblesses structurelles de l’Église (prêtres âgés, manque de vocations).

« L’action de grâce constitue une décision spirituelle. Elle ne va pas sans combat, car il est facile d’être atteint par le défaitisme », note le plus jeune évêque de France qui succède à Mgr Jacques Perrier, atteint par la limite d’âge.

Concernant les sanctuaires de Lourdes, où il s’est souvent rendu en famille durant son adolescence, il veut d’ailleurs retenir une vision « théologique » plus que « sociologique». « Ce qui m’émerveille à Lourdes, c’est de constater que l’Église est à l’oeuvre : elle célèbre, elle annonce l’Évangile, elle se met au service des plus pauvres. Cette expérience ressource les pèlerins. » Pour rencontrer les croyants du monde entier qui viennent prier d e v a n t l a G r o t t e , Mgr Brouwet mettra à profit une bonne maîtrise des langues étrangères. Il devra aussi faire preuve de qualités managériales certaines pour gérer ce site important du catholicisme français, qui accueille chaque année environ six millions de pèlerins. Sur le plan strictement français, Lourdes se présente comme un lieu de communion des diverses sensibilités de l’Église. « Je poursuivrai l’oeuvre entreprise par mon prédécesseur, Mgr Perrier », dit celui qui avait été l’un des quatre prêtres du diocèse de Nanterre à accepter d’accompagner les fidèles attachés à la messe célébrée selon le rite de l’ancien Missel. Né en 1962 à Suresnes (Hauts-de-Seine), ce citadin qui a exercé son ministère de prêtre et d’évêque dans l’un des départements de France les plus urbanisés – 1,2 million d’habitants – est conscient qu’il va changer totalement d’univers. « Je viens d’écrire aux prêtres et diacres du diocèse leur demander de m’aider à comprendre les rythmes particuliers du monde rural », confie-t-il. Pour cet ancien élève du séminaire français de Rome, son expérience d’évêque auxiliaire lui sera précieuse. « Quand j’étais en paroisse, je m’adressais à une seule communauté que je connaissais bien. Devenu évêque, j’ai compris qu’il fallait s’adapter en permanence, partout où vous allez. »

Dans les Hautes-Pyrénées, il aura mille occasions de s’adresser à des auditoires extrêmement divers et de mettre en oeuvre sa préoccupation fondamentale pour l’évangélisation, et son souci pour « ceux qui n’ont  jamais entendu parler de l’Église ».

BRUNO BOUVET (« La Croix » – 13/02/2012)

 

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