4ème DIMANCHE DU TEMPS ORDINAIRE

Domingo IV do Tempo Comum

 LEITURA I

 Leitura do Livro do Deuteronómio

 Moisés falou ao povo, dizendo: « O Senhor teu Deus fara surgir no meio de ti, de entre os teus irmaos, um profeta como eu; a ele deveis escutar. Foi isto mesmo que pediste ao Senhor teu Deus no Horeb, no dia da assembleia: ‘Nao ouvirei jamais a voz do Senhor meu Deus, nem verei este grande fogo, para nao morrer’. O Senhor disse-me: ‘Eles têm razao; farei surgir para eles, do meio dos seus irmaos, um profeta como tu. Porei as minhas palavras na sua boca e ele lhes dira tudo o que Eu lhe ordenar. Se alguém nao escutar as minhas palavras que esse profeta disser em meu nome, Eu proprio lhe pedirei contas. Mas se um profeta tiver a ousadia de dizer em meu nome o que nao lhe mandei, ou de falar em nome de outros deuses, tal profeta morrera »’. Palavra do Senhor.

 SALMO RESPONSORIAL

Refrao: Se hoje ouvirdes a voz do Senhor, nao fecheis os vossos coracoes.

 Vinde, exultemos de alegria no Senhor, aclamemos a Deus, nosso Salvador. Vamos à sua presenca e demos gracas, ao som de canticos aclamemos o Senhor.

Vinde, prostremo-nos em terra, adoremos o Senhor que nos criou; pois Ele é o nosso Deus e nos o seu povo, as ovelhas do seu rebanho.

Quem dera ouvisseis hoje a sua voz: Nao endurecais os vossos coracoes, como em Meriba, como no dia de Massa no deserto, onde vossos pais Me tentaram e provocaram, apesar de terem visto as minhas obras.

LEITURA II

Leitura da Primeira Epístola do apóstolo São Paulo aos Coríntios

 Irmaos: Nao queria que andaÅLsseis preocupados. Quem nao é casado preocupa- se com as coisas do Senhor, com o modo de agradar ao Senhor. Mas aquele que se casou preocupa-se com as coisas do mundo, com a maneira de agradar a` esposa, e encontra-se dividido. Da mesma forma, a mulher solteira e a virgem preocupam-se com os interesses do Senhor, para serem santas de corpo e espirito. Mas a mulher casada preocupa-se com as coisas do mundo, com a forma de agradar ao marido. Digo isto no vosso proprio interesse e nao para vos armar uma cilada. Tenho em vista o que mais convem e vos pode unir ao Senhor sem desvios. Palavra do Senhor.

EVANGELHO

Evangelho de Nosso Senhor Jesus Cristo segundo São Marcos

Jesus chegou a Cafarnaum e quando, no sabado seguinte, entrou na sinagoga e comecou a ensinar, todos se maravilhavam com a sua doutrina, porque os ensinava com autoridade e nao como os escribas. Encontravase na sinagoga um homem com um espirito impuro, que comecou a gritar: « Que tens Tu a ver connosco, Jesus Nazareno? Vieste para nos perder? Sei quem Tu és: o Santo de Deus ». Jesus repreendeu-o, dizendo: « Cala-te e sai desse homem ». O espirito impuro, agitando-o violentamente, soltou  um forte grito e saiu dele. Ficaram todos tao admirados, que perguntavam uns aos outros: « Que vem a ser isto? Uma nova doutrina, com tal autoridade,que até manda nos espiritos impuros e eles obedecem-Lhe! » E logo a fama de Jesus se divulgou por toda a parte, em toda a regiao da Galileia. Palavra da salvacao.

 ORACAO DOS FIEIS

 

Irmaos e irmas: Oremos para que o Senhor continue a mandar profetas à sua Igreja e nos dê a capacidade de escutar e pôr em pratica as suas palavras, dizendo confiadamente:

 R. Ouvi-nos, Senhor.

 1. Para que a santa Igreja, difundida por toda a terra, ampare, estimule e defenda os profetas que o Espirito Santo nela faz surgir, oremos, irmaos.

 2. Para que as nacoes em dificuldade recebam a ajuda internacional de que precisam e assim cresca o bem-estar dos seus habitantes, oremos, irmaos.

 3. Para que os diaconos, leitores e catequistas dêem testemunho da Palavra que proclamam ou ensinam aàs criancas nos seus grupos, oremos, irmaos.

 4. Para que todos os leprosos do mundo, encontrem em Jesus o grande amigo e em cada homem um irmao solidario, oremos, irmaos.

 5. Para que os membros da nossa comunidade (paroquial) se preocupem com as coisas do Senhor e com o modo de em tudo Lhe agradar, oremos, irmaos.

 OREMOS. Senhor, nosso refugio e fortaleza, escutai benignamente as oracoes do vosso povo, e concedei-nos, em abundância, o que Vos pedimos com fé. Por Nosso Senhor.

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Homélie du 4ème dimanche du temps ordinaire

Les textes bibliques de ce dimanche nous adressent un message d’espérance très fort. Elles nous révèlent un Dieu passionné par l’humanité qu’il veut sauver. La première lecture nous rapporte une parole de Moïse à son peuple : « Au milieu de vous, parmi vos frères, le Seigneur fera se lever un prophète comme moi, et vous l’écouterez » (Dt 18). Tout au long des siècles, Dieu en a envoyé des prophètes. Il lui fallait mettre son peuple en garde contre l’idolâtrie, les injustices et les divers abus possibles. Il lui fallait également réagir contre l’ignorance religieuse et la méconnaissance de la Parole de Dieu.

Cet appel est également important pour notre monde d’aujourd’hui. Ils sont nombreux ceux et celles qui ont abandonné toute pratique religieuse. Pour eux, la foi est devenue quelque chose de secondaire. Mais un autre constat s’impose : Quand on chasse le côté religieux de notre vie, il revient sous sa forme la plus perverse. Les superstitions occupent un terrain de plus en plus important. On court après ceux qui ont des pouvoirs, ceux qui prédisent l’avenir, les voyants, les gourous en tous genres. C’est de ce danger que le Seigneur veut nous prévenir. Et il s’arrange pour mettre sur notre route des hommes et des femmes qui portent son enseignement.

L’Evangile nous révèle que Jésus est ce prophète annoncé par Moïse. Il est un prophète puissant par ses paroles et ses actions. Son enseignement est nouveau. Saint Marc nous le dit : « Il enseignait en homme qui a autorité. » L’Evangile de saint Matthieu insiste encore plus fortement sur ce point dans le sermon sur la montagne ; à plusieurs reprises, nous lisons cette parole du Christ : « vous avez appris qu’il a été dit aux anciens… Moi je vous dis… » L’enseignement de Jésus est vraiment nouveau. Il ne se contente pas de répéter ce qu’il a étudié. Il parle avec l’autorité de Dieu.

L’Eglise d’aujourd’hui a reçu pour mission d’annoncer cette parole de Dieu. Dans un monde enchaîné par la haine, la violence, l’égoïsme, la précarité, c’est plus que jamais nécessaire. Ce monde a besoin d’entendre une parole qui libère et qui redonne espérance. Nous sommes tous envoyés pour crier la bonne nouvelle à temps et à contretemps. Bien sûr, cela doit se faire dans le respect des personnes. Il serait mal venu de les culpabiliser avec un évangile qui parle du pardon. On ne peut pas non plus l’imposer de manière autoritaire. Ce serait contraire à Jésus qui dit : « Si tu veux… » Quand il appelle, il attend une réponse libre et généreuse. Comme Bernadette de Lourdes, nous ne sommes pas chargés de faire croire mais de dire. Le reste ne dépend pas de nous mais de Dieu.

Jésus ne s’est pas contenté de parler. Il a agi avec autorité. L’évangile nous parle de cet homme possédé par un esprit mauvais qui était venu dans la synagogue. Cet esprit impur s’adresse à Jésus en vociférant : « Es-tu venu pour nous perdre ? Je sais qui tu es : le Saint de Dieu ». Cette sainteté qu’il reconnaît en Jésus est une déclaration de guerre contre le mal. Jésus libère cet homme par une formule forte d’exorcisme. Il lui fait retrouver sa grandeur dans la contemplation de Dieu.

Cette bonne nouvelle nous concerne tous. Jésus est venu nous libérer de l’esprit mauvais. Il ne cesse de nous apporter la liberté des enfants de Dieu. La guérison de ce possédé nous montre que l’heure de notre libération est arrivée. Cet homme dont parle l’évangile dont parle l’évangile c’est l’humanité entière. Ce que Jésus a commencé à Capharnaüm, il va le continuer tout au long de son ministère en Palestine. Et il continue à la faire tout au long des siècles par son Eglise. C’est lui qui parle quand on lit dans l’Eglise les Saintes Ecritures. C’est lui qui donne la vie quand on baptise. Il est toujours à l’œuvre dans le monde d’aujourd’hui.

Si nous voulons être des messagers de la bonne nouvelle, il faut que toute notre vie soit imprégnée de cet amour qui est en Dieu. Nous ne pouvons parler que de ce que nous vivons avec Jésus. Pour cela, nous commençons par nous nourrir de la Parole de Dieu ; nous nous laissons transformer par elle. Il est important que notre vie soit en accord avec cette Parole que nous avons à annoncer de la part de Dieu.

Quand nous lisons l’Evangile, nous trouvons des paroles de Jésus qui relèvent et redonnent confiance. Nous en avons tous besoin tout au long de notre vie. Pour grandir, le petit enfant a besoin des mots d’amour de ses parents. Il en est de même pour les couples. Un amour sans parole ne peut exister. Il y a des paroles qui redonnent force, courage et confiance. D’autres  peuvent causer des dégâts très graves dans la vie d’une personne. La Parole du Seigneur est vérité et sa loi délivrance.

Dans la deuxième lecture, saint Paul nus recommande d’être attachés au Seigneur sans partage. Les vocations sont différentes mais nous sommes la même Eglise de Jésus Christ. Nous nous sommes rassemblés pour accueillir la Parole de Dieu et nous nourrir de son Eucharistie. A la fin de la messe, nous seront renvoyés pour en être les témoins et les messagers par nos paroles et nos actes. En ce jour, nous te prions, Seigneur : que ton Eglise et chacun de ses fidèles puissent vivre et partager chaque jour cette Bonne Nouvelle. 

Sources : Signes, Feu Nouveau, Homélies de Simon Faivre, Avec saint Marc (Claire Patier), lectures bibliques des dimanches (Albert Vanhoye) 

Abbé Jean Compazieu

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28 Janvier 2012 : PETIT DOSSIER SUR LE DIABLE

POSSÉDÉ (???)

 

           

Dossier Diable

 

Faut-il encore croire au diable ?

 

Lancez le sujet en société… et vous serez surpris. Si Dieu n’inspire plus nécessairement, tout le monde a encore quelque chose à dire sur le diable ou sur les diableries !

Une enquête sur le   Mal… De nos jours, faut-il encore croire au diable ? croire.com De nos jours, faut-il encore croire au diable ? Une enquête sur le Mal

Ah, le diable ! Quelle encre ne fait-il pas encore couler ! Prenez quelques étudiants à la sortie de la catho de Paris et posez leur la question : « Le diable, vous y croyez ? », « vaste sujet ! » réplique Nathalie. « Le diable, c’est un culte, c’est la magie noire, le satanisme. Avec les sectes, on en parle beaucoup, avec tout ce qui est gothique. Il est plus facile de croire au diable qu’à Dieu car les gens ont besoin de symboles (sic) ; et on voit beaucoup de mal autour de soi, donc… Mais, pour moi, c’est comme Dieu, je n’en ai pas besoin. » Françoise, en agrégation, est plus nuancée : « C’est le dualisme qui m’embête, Dieu ou diable, tout blanc ou tout noir. La réalité est bien plus souvent complexe… et grise. Sans doute le nouveau millénaire a-t-il facilité son retour ? » Nathalie opine en s’exclamant avec vigueur : « C’est l’Apocalypse ! » Quant au merveilleux et à l’irrationnel, elle avoue : « En fait, je retourne mon pain sur la table, lis l’horoscope et fais des voeux en voyant une étoile filante. » Typique de l’époque, notre étudiante nage en pleine confusion culturelle, ignore que Apocalypse veut dire « dévoilement » et non pas « catastrophe », elle se révèle enfin volontiers superstitieuse. La confusion serait-elle… diabolique ? croire.com vous propose une vaste enquête sur celui que la Bible appelle, entre autres noms, le Malin. Lisez ce qu’en disent les théologiens d’aujourd’hui, confrontez vos points de vue sur notre forum. Bonne lecture !

Benoît Vandeputte

 

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Le diable est-il une personne?

Les internautes en discutent fermement! Voici la réponse de Guy Lepoutre, jésuite.

il y a des noms pour désigner le diable

Il y bien des attestations sous des termes divers, dans le Nouveau Testament surtout, pour désigner le « diable « : diabolos=diviseur ; le Satan=l’adversaire ; le père du mensonge ; celui qui est homicide depuis l’origine ; l’accusateur de ses frères (Apocalypse, mais déjà dans le livre de Job); le serpent de la Genèse qui devient le Dragon dans l’Apocalypse, flanqué de la bête de la mer et de la bête de la terre ….Et puis les Puissances de l’air ; et souvent, très souvent dans l’évangile, les esprits mauvais ou esprits impurs que Jésus chasse …

Quoiqu’il en soit, ce n’est pas une personne, car qui dit personne, dit amour, relations interpersonnelles. Or,  n’y a plus aucun amour dans celui qui est refus en tout son être. Ce serait plutôt alors un personnage, des forces personnelles, qui ne sont que démolition, haine, mais qui, avec ténacité et intelligence perverse, veulent tourmenter et détruire, tromper et égarer …

Regardez les génocides, la shoah, les tortures raffinées, cela est au delà de la pire méchanceté humaine, ou plutôt, c’est l’être humain qui est entraîné dans des systèmes pervers et mensongers, qui ne les voit plus dans leur perversité, parce qu’il est complètement égaré.

De lui-même, l’homme n’est pas capable de tout cela. La créature spirituelle qui n’est plus que refus orgueilleux et révolte contre son créateur est devenu un forcené terriblement intelligent, mais nullement créatif, sans aucune fécondité, même si, sournois manipulateur, il donne le change et fait de l’esbrouffe. Singe de Dieu a-t-on dit (nullement signe, ce sont les mêmes lettres que singe); démon et monde , ce sont les mêmes lettres, et de fait, il revendique d’être « prince de ce monde » .

Il ne peut venir dans notre esprit

En fait , de lui-même il n’a pas de puissance, sinon celle que nous voulons bien lui donner . Cette réalité spirituelle devient un parasite très envahissant et puissant qui prolifère et exerce son emprise dans le monde matériel, dès lors qu’on lui donne accès, qu’on lui ouvre les portes , ou pire , qu’on l’appelle. De lui-même, il a la possibilité e venir rôder et travailler dans le monde des corps et aussi dans les réalités psychiques , dans l’imaginaire ou l’inconscient, mais en principe, il ne peut venir dans notre esprit qui est à l’image et ressemblance de Dieu, je veux dire dans le lieu du coeur qui est en nous le tabernacle du Dieu vivant.

Ce qui est sûr, c’est la puissance de Dieu, c’est la porte de sortie qui est la prière au nom de Jésus, au nom de sa victoire sur les forces du mal. Nous ne pouvons que prendre au sérieux les textes de l’Ecriture, relayés par les textes du dernier Concile et du Catéchisme romain : « un dur combat contre les puissances des ténèbres passe à travers toute l’histoire humaine » GS 37 ; « Dieu a promis la victoire sur le serpent » LG55, « Le Christ a brisé le pouvoir du malin » GS2 ;  » les démons sont expulsés par le Christ » LG5, etc …Victorieux du mal, le Christ nous préserve et nous garde.

Guy Lepoutre, s.j.

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27 JANVIER 2012 : LE PETIT POISSON ET LE PÊCHEUR (La Fontaine)

 

LE PETIT POISSON ET LE PÊCHEUR

Le petit Poisson et le Pêcheur

Petit poisson deviendra grand

Pourvu que Dieu lui prête vie;

Mais le lâcher en attendant,

Je tiens pour moi que c’est folie:

Car de le rattraper il n’est pas trop certain

Un carpeau, qui n’était encore que fretin,

Fut pris par un pêcheur au bord d’une rivière.

«Tout fait nombre, dit l’homme en voyant son butin;

Voilà commencement de chère et de festin :

Mettons-le en notre gibecière.»

Le pauvre carpillon lui dit en sa manière :

«Que ferez-vous de moi ? Je ne saurais fournir

Au plus qu’une demi-bouchée.

Laissez-moi carpe devenir :

Je serai par vous repêchée;

Quelque gros partisan m’achètera bien cher :

Au lieu qu’il vous en faut chercher

Peut-être encor cent de ma taille

Pour faire un plat. Quel plat ? croyez-moi, rien qui vaille.

- Rien qui vaille ? Eh bien ! soit, repartit le pêcheur :

Poisson, mon bel ami, qui faites le prêcheur,

Vous irez dans la poêle; et vous avez beau dire,

Dès ce soir on vous fera frire .»

Un Tiens vaut, ce dit-on, mieux que deux Tu l’auras;

L’un est sûr, l’autre ne l’est pas.

NOTES :

 

Je tiens pour moi: Je considère.

C’est folie: Rappelons que La Fontaine était Maître des Eaux et Forêts et qu’une Ordonnance d’août 1669 faisait obligation aux pêcheurs de rejeter, sous peine d’amendes, les poissons trop petits. Le trait est donc particulièrement succulent dans la bouche de celui qui, par sa fonction, devait défendre cette ordonnance.

Il n’est pas trop certain: on n’est pas trop certain.

Fretin: Tout petit poisson (vient de l’ancien français ‘fraindre’ et du latin ‘frangere’ qui signifie ‘briser’ et qui donneront naissance à ‘fret’, débris).

Partisan: Financier chargé de recueillir les impôts et, par extension, symbole de tout riche parvenu.

Tiens: S’écrivait couramment ‘tien’, bien que n’ayant rien avoir avec le possessif.

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26 Janvier 2012 : CAS DE CONSCIENCE

CYGNES (photo d’un ami blogueur)

 

Comment réagir à un ordre immoral ?

Vie professionnelle. Pression économique oblige, certaines entreprises sont prêtes à tout pour rester compétitives. Au détriment parfois du respect des personnes. Certains salariés sont pris en tenaille entre leur mission et leurs convictions.

La réunion de notre équipe MCC portait ce soir-là sur les rapports entre stratégie personnelle et stratégie d’entreprise. Le fait que rapporta l’un des membres de l’équipe occupa vite tout le champ de l’échange: «Mon Directeur Général a décidé de virer la jeune cadre commerciale de l’entreprise et me charge de constituer un dossier contre elle, de trouver des raisons pour la coincer. Or il n’y a aucun élément objectif à l’appui, c’est un dossier vide…». Ce type de cas n’est évidemment pas isolé.

La trentaine, marié et père de deux enfants, Cyril est cadre juridique dans la filiale informatique d’un groupe américain. Cette société s’est vite développée, jusqu’à compter aujourd’hui soixante-dix salariés. Ceux-ci sont bien rémunérés, mais l’entreprise est exigeante en termes de résultats, et nul n’est assuré d’y garder longtemps sa place. Comme c’est souvent le cas aujourd’hui, dès qu’une action, un comportement, fait courir un risque aux finances, à l’efficacité ou à la réputation de l’entreprise, celle-ci préfère se séparer de la personne mise en cause.

Une décision injustifiable

Ce n’est pas le premier dossier que Cyril doit constituer pour faire partir quelqu’un; mais auparavant, il y avait toujours une matière défendable, plaidable. La grande différence dans le cas présent tient à ce qu’il n’y a ni fait ni raison professionnelle imputables à cette jeune commerciale. La raison invoquée, aussi simple qu’imprécise, exprime clairement l’intention qui la sous-tend: les résultats de l’année ont été moins élevés qu’espéré. La maternité de la jeune femme ne lui a pas permis d’être aussi active que les autres. En se séparant d’elle, les autres commerciaux comprendront qu’ils doivent travailler davantage.

Mais les clients contactés vantent la qualité de service et de relation de la jeune femme, tandis que les avocats de l’entreprise soulignent l’aspect juridiquement indémontrable de la raison invoquée, à savoir le manque à gagner entraîné par la situation familiale de la commerciale. Le seul argument qui pourrait peser pour une séparation à venir consisterait à faire valoir une moindre disponibilité (due à la maternité) qui ne correspondrait plus exactement au profil sur lequel elle avait été embauchée. Mais Cyril refuse cet argument, étant lui-même père de famille.

Lors de notre réunion MCC, deux questions surtout inquiètent Cyril. Tout d’abord: quelle attitude adopter envers la commerciale? Doit-il ou non la rencontrer? Il a besoin d’elle pour monter le dossier. Mais, comme ce dossier est vide, sur quoi peut bien porter l’entretien? Ce n’est pas à lui de lui révéler les intentions de son patron. L’autre question concerne sa relation avec le directeur général: comment répondre à sa demande alors qu’il y a clairement à ses yeux une injustice? En même temps, il ne peut actuellement courir le risque de perdre sa place dans l’entreprise.

Reconnaître que je suis responsable

Notre réunion a été l’occasion pour Cyril d’une forte prise de conscience, qui l’a aidé à progresser non seulement dans l’appréhension de cette situation, mais plus généralement dans l’approche de sa fonction et de son rôle dans l’entreprise: «Ma première réaction avait été de me dire que je devais me sentir extérieur à tout cela, pour me protéger. Donc, je m’implique dans la limite de mes compétences professionnelles. Mais je ne suis pas l’auteur ni le responsable de la décision». Cyril a compris que cette attitude était fausse, qu’il n’était pas extérieur, mais un maillon de la chaîne.

L’image biblique du «piège», telle qu’on la trouve dans les Psaumes, ou tout simplement dans la Passion, a été longuement regardée ce soir-là. L’image est très parlante par les différents éléments qui constituent le piège où le «juste» va tomber: on «intrigue, épie, calcule, dissimule… ils se forgent une parole maligne…». Mais le piège est aussi celui dont les auteurs, comme les victimes, sont parties prenantes, et il peut se retourner contre ceux qui l’ont monté; c’est d’ailleurs l’espoir secret du psalmiste.

Cette image du piège, qu’il contribue à construire en étant lui-même piégé, sans liberté, a permis à Cyril de prendre de la distance et de considérer de manière différente les relations professionnelles dans lesquelles il est impliqué. Peut-être convient-il de parler ici de relations plus vraies, plus incarnées. Certes, dans le cas précis de cette collègue, il convenait de garder une grande discrétion avec elle, dans la mesure où le dossier était vide. Mais avec d’autres personnes et dans d’autres situations, Cyril s’est aperçu qu’une trop grande extériorité, une absence de réactions ou de paroles de sa part pouvaient, étant donné sa fonction, être mal interprétées. En clair, il aurait pu avertir telle ou telle personne dont le comportement ne convenait pas dans l’entreprise, et prévenir ainsi le danger.

Guetter le moment favorable

Cela a modifié aussi son rapport au directeur général, le faisant sortir d’une vision trop étroitement hiérarchique pour entrer davantage dans une relation de compétence et de conseil: il appartient à Cyril par sa fonction d’indiquer à son directeur, non seulement les impasses juridiques, mais aussi les inconvénients de décisions qui pourraient à terme porter préjudice à l’entreprise, à son efficacité, et à sa notoriété. C’est d’ailleurs ce qui vient de se produire: sur un autre dossier, l’entreprise a été condamnée aux prud’hommes, ce qui a eu pour effet d’arrêter tous les autres dossiers en cours. Entre-temps, Cyril avait averti son directeur que le dossier constitué n’était pas bon et peu soutenable, de manière à laisser passer du temps et à reprendre avec lui la question.

Dans ces situations où l’on est contraint d’obéir à un ordre immoral, deux éléments sont indispensables:

    Ne pas rester seul, mais prendre conseil de personnes en qui on a toute confiance. Le but n’est pas ici uniquement d’être éclairé par d’autres avis. C’est aussi un lieu de partage et d’appui. Cela a été décisif dans le changement et la détermination de Cyril. Prendre du temps et du recul, alors même que la violence ou l’incompréhension de la décision, voire la surprise, peut nous jeter immédiatement du côté de la victime ou parfois du décideur. Précisément, dans ces situations où sont engagées une vision de l’homme et des valeurs morales, il est fondamental de construire une position réfléchie, qui permette au décideur de revoir sa stratégie, d’élargir son argumentaire et sa vision, et, peut-être, de revenir sur sa décision.

Pour un chrétien, le temps de l’action est toujours celui du «moment favorable» de l’Évangile, celui où l’Esprit peut, à la faveur d’une parole, d’un conseil ou d’une attitude, habiter un cœur ou une pensée. Le temps de l’action n’est pas seulement celui du raisonnement et du faire, mais aussi celui de la parole qui donne sens et qui fait vivre.

Remi de Maindreville, sj.

(Source : « Cahiers croire.com »)

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25 Janvier : DERNIER JOUR DE LA SEMAINE DE L’UNITÉ

Conversion de St Paul (Icône)

 

Huitième jour Thème :

 

Réunis dans le Royaume du Christ

 

Texte :Le vainqueur, je lui donnerai de siéger avec moi sur mon trône (Ap 3,21)

 

Lectures

1 Ch 29,10-13 Dans ta main, le pouvoir de tout élever

et de tout affermir

Ps 21,1-7 Tu poses sur sa tête une couronne d’or

Ap 3,19b-22 Le vainqueur, je lui donnerai de siéger avec moi

sur mon trône

Jn 12,23-26 Si quelqu’un me sert, le Père l’honorera

 

Commentaire

 

Jésus Christ est le premier né d’entre les morts. Il s’est humilié et a été exalté. Le Christ ne se rassasie pas de sa victoire, mais partage son règne et son exaltation avec toute l’humanité.

L’hymne de David, jailli de la joie du roi et de son peuple avant la construction du Temple, est une façon d’exprimer cette vérité que tout arrive par grâce. Même un simple monarque terrestre peut figurer l’image du royaume de Dieu, qui a lepouvoir de tout élever et de tout affermir.

 

Le psaume royal d’action de grâces poursuit cette idée. La tradition chrétienne lui accorde, elle aussi, une portée messianique ; le Christ est le véritable Roi, celui qui bénit et qui donne la vie, présence parfaite de Dieu au milieu de son peuple. En un sens, cette image peut aussi se référer au peuple. Les êtres humains ne sont-ils pas le couronnement de la création ? Dieu ne veut-il pas nous faire « cohéritiers avec son Fils et « membres de sa famille royale » ?

 

Les lettres du Livre de l’Apocalypse aux sept Églises locales constituent un message à l’adresse de l’Église de tous les temps et de partout. Ceux qui accueillent le Christ chez eux seront tous invités à partager avec lui le banquet de la vie éternelle.

 

La promesse de siéger sur des trônes, faite auparavant aux Douze, s’étend désormais à tous ceux qui ont obtenu la victoire. Là où je suis, là aussi sera mon serviteur. On peut rattacher le Je suis de Jésus au nom indicible de Dieu. Le serviteur de Jésus, que le Père honorera, sera là où est le Seigneur, qui siège désormais à la droite du Père pour y régner. Les chrétiens ont conscience que l’unité entre eux, même si elle requiert des efforts humains, est avant tout un don de Dieu. Elle consiste à partager la victoire du Christ sur le péché, la mort et le mal qui est cause de division. Notre participation à la victoire du Christ aura sa plénitude dans les cieux. Notre témoignage commun rendu à l’Évangile devrait manifester au monde un Dieu qui ne nous restreint ni ne nous domine. Il faudrait que nous annoncions de façon crédible aux gens de notre temps et de notre époque, que la victoire du Christ dépasse tout ce qui nous empêche de partager la plénitude de la vie, avec lui et les uns avec les autres.

 

Prière

Dieu tout puissant qui gouvernes toute chose, apprends-nous à contempler le mystère de ta gloire. Fais que nous acceptions tes dons avec humilité et dans le respect de la dignité de chacun. Que ton Esprit Saint nous affermisse dans les combats spirituels qui se présenteront à nous, afin que notre unité dans le Christ nous fasse régner avec lui dans la gloire. Nous te le demandons par lui qui s’est humilié et a été exalté, et qui vit avec toi et le Saint-Esprit, pour les siècles des siècles. Amen.

 

Pistes de réflexion

 

1. Comment la fausse humilité et le désir de gloire terrestre se manifestent-ils en nos vies ?

2. Comment exprimons-nous ensemble notre foi dans le Règne du Christ ?

3. Comment vivons-nous ouvertement notre espérance en la venue du Royaume de Dieu ?

 

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24 JANVIER : semaine de prière pour l’unité des chrétiens (avant-dernier-jour)

24 JANVIER : SAINT FRANÇOIS DE SALES

 

Unité des chrétiens : Méditations pour le 24 janvier 2012

 

« Transformés par le Bon Pasteur »

 

ROME, (ZENIT.org) – « Transformés par le Bon Pasteur » : c’est le thème de la sixième journée de prière pour l’unité des chrétiens, ce mardi 24 janvier : nous publions ci-dessous les méditations pour cette journée de la grande semaine de prière annuelle (18-25 janvier).

 

En effet, au cours de la Semaine de prière pour l’unité des chrétiens 2012, les auteurs de méditations de cette année, un groupe oecuménique de Pologne (cf. Zenit du 17 janvier 2012) invitent à méditer sur

 

Voici les textes proposés pour la septième journée, demain, mardi 24 janvier 2012 :

 

Thème : Transformés par le Bon Pasteur

 Texte : « Pais mes brebis » (Jn 21,17)

Lectures:

 1 S 2,1-10 : Ce n’est point par la force qu’on triomphe

Ps 23 : Ton bâton, ton appui, voilà qui me rassure

Ep 6,10-20 : Armez-vous de force dans le Seigneur

Jn 21,15-19 : Pais mes brebis

 

Commentaire :

 Ceux qui doivent l’emporter sur la souffrance, ont besoin du soutien d’en-haut. Ce soutien est donné dans la prière. La force qu’Anne trouve dans la prière fait l’objet du premier chapitre du Livre de Samuel. Au second chapitre, on trouve sa prière d’action de grâce. Elle a compris que certains événements ne pouvaient se produire qu’avec l’aide de Dieu. C’est parce que Dieu l’a voulu qu’Anne et son mari sont devenus parents. Ce texte est un exemple d’affermissement de la foi dans ce qui peut sembler être une situation désespérée. C’est un exemple de victoire.

 Le Bon Pasteur du Psaume 23 guide son troupeau, y compris dans les lieux obscurs, en le réconfortant par sa présence. Ceux qui mettent leur confiance dans le Seigneur n’ont rien à craindre, même dans les ténèbres de la rupture ou et de la désunion, car leur berger les conduira sur les verts pâturages de la vérité, pour habiter ensemble dans la maison du Seigneur.

 Dans la Lettre aux Éphésiens, l’apôtre Paul nous exhorte à être forts dans le Seigneur et de sa force toute-puissante et, pour cela, à revêtir l’armure spirituelle : vérité, justice, annonce de la Bonne Nouvelle, foi, salut, parole de Dieu, prière et intercession.

 Le Seigneur ressuscité exhorte Pierre – et, en sa personne, tout disciple – à découvrir qu’il est habité par l’amour de celui qui est le seul vrai berger. Si tu as en toi un tel amour, Pais mes brebis ! Autrement dit, nourris-les, protège-les, prends soin d’elles, fortifie-les – car elles sont à moi et m’appartiennent ! Sois mon bon serviteur et veille sur ceux qui se sont mis à m’aimer et à suivre ma voix. Apprends-leur l’amour mutuel, la collaboration et l’audace dans les détours et les tournants de la vie.

 Par la grâce de Dieu, le témoin du Christ qui a été confirmé en nous, nous contraint d’agir ensemble pour l’unité. Nous sommes dotés de l’aptitude et de la connaissance nécessaires pour porter ce témoignage ! Mais le voulons-nous ? Le Bon Pasteur qui, par sa vie, son enseignement et sa conduite, affermit tous ceux qui ont placé leur confiance en sa grâce et son soutien, nous invite à collaborer avec lui inconditionnellement. Ainsi fortifiés, nous serons capables de nous entraider sur la voie de l’unité. Armons-nous donc de force dans le Seigneur, afin de pouvoir en affermir d’autres dans un même témoignage d’amour.

 

Prière :

Toi le Père de tous, tu nous appelles à ne faire qu’un seul troupeau en ton Fils, Jésus Christ ; Il est le Bon Pasteur qui nous invite à reposer dans de verts pâturages, nous conduit près des eaux tranquilles et restaure nos âmes. Fais qu’en le suivant, nous prenions également soin des autres, afin que tous puissent discerner en nous l’amour du seul vrai berger, Jésus Christ notre Seigneur, qui vit et règne avec toi et le Saint-Esprit, pour les siècles des siècles. Amen.

 Pistes de réflexion :

 1. Comment le Bon Pasteur nous invite-t-il à encourager, fortifier et restaurer la confiance de ceux qui sont perdus ?

2. Comment les chrétiens de traditions différentes peuvent-ils s’affermir mutuellement en confessant Jésus Christ et en lui rendant témoignage ?

3. Quelle peut-être pour nous, aujourd’hui, la signification de l’exhortation de saint Paul : « Armez-vous de force dans le Seigneur… revêtez l’amure de Dieu » ?

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23 Janvier : Un pastiche de La Fontaine

 

Le maître de la moisson et le pécheur

 

(Pastiche de La Fontaine , par Edmond PROCHAIN)

  

 Petit pécheur deviendra saint

Pourvu que Dieu le tienne en grâce

Mais pour secouer le gredin

Il faut y aller à la masse :

Car un homme a tôt fait de se montrer radin

Un garçon, qui n’était encore que clampin,

Fut appelé par Dieu à quelque ministère

« Tout concourt, se dit-Il, à mon projet divin ;

Voilà commencement pour ma vigne de mains :

Faisons-en l’un de nos vicaires.

Le pauvre mollasson lui dit en sa manière :

« Que ferez-vous de moi ? Je ne saurais vous êtr

Utile en aucune façon;

Laissez-moi donc traîner mes guêtres

Et revenir pour la moisson !

Car mieux formé alors je saurai mieux y faire.

Et je pourrais citer cent noms

Plus compétents pour ce travail ;

Pour ma part, croyez-moi ! je ne suis rien qui vaille!

- Rien qui vaille ? Eh bien ! soit, répartit le Seigneur :

Désormais c’est d’humains que tu seras pêcheur,

Il n’y a pour cela aucun talent requis

Sinon celui de dire oui. »

Un pauvre pécheur vaut bien mieux que deux aptes autres ;

De ce bois Dieu fait ses apôtres.

N.B. Oui, cette petite fantaisie sur l’évangile de ce dimanche est un pompage éhonté de La Fontaine. Et alors?

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22 JANVIER : 3ème DIMANCHE DE L’ANNÉE B

"C'étaient des pêcheurs..."

 

Domingo III do Tempo Comum

 

I LEITURA

 Leitura da Profecia de Jonas

 A palavra do Senhor foi dirigida a Jonas nos seguintes termos «Levantate, vai à grande cidade de Nínive e apregoa nela a mensagem que Eu te direi». Jonas levantou-se e foi a Nínive; conforme a palavra do Senhor. Nínive era uma grande cidade aos olhos de Deus; levava três dias a atravessar. Jonas entrou na cidade, caminhou durante um dia e começou a pregar nestes termos: « Daqui a quarenta dias, Nínive será destruída». Os habitantes de Nínive acreditaram em Deus, proclamaram um jejum e revestiram-se de saco, desde o maior ao mais pequeno. Quando Deus viu as suas obras e como se convertiam do seu mau caminho, desistiu do castigo com que os ameaçara e não o executou. Palavra do Senhor.

 SALMO RESPONSORIAL

 Refrão: Ensinai-me, Senhor, os vossos caminhos.

 Mostrai-me, Senhor, os vossos caminhos, ensinai-me as vossas veredas. Guiai-me na vossa verdade e ensinai-me, porque Vós sois Deus, meu Salvador.

 Lembrai-Vos, Senhor, das vossas misericórdias e das vossas graças, que são eternas. Lembrai-Vos de mim segundo a vossa clemência, por causa da vossa bondade, Senhor.

 O Senhor é bom e recto, ensina o caminho aos pecadores. Orienta os humildes na justiça e dá-lhes a conhecer os seus caminhos.

 II LEITURA

 Leitura da Primeira Epístola do apóstolo S. Paulo aos Coríntios

O que tenho a dizer-vos, irmãos, é que o tempo é breve. Doravante, os que têm esposas procedam como se as não tivessem os que choram, como se não chorassem; os que andam alegres, como se não andassem; os que compram, como se não possuíssem; os que utilizam este mundo, como, se realmente não o utilizassem. De facto, o cenário deste mundo é passageiro. Palavra do Senhor.

EVANGELHO

 Evangelho de Nosso Senhor Jesus Cristo segundo São Marcos

 Depois de João ter sido preso, Jesus partiu para a Galileia e começou a proclamar o Evangelho de Deus, dizendo: «Cumpriu-se o tempo e está próximo o reino de Deus. Arrependei-vos e acreditai no Evangelho». Caminhando, junto ao mar da Galileia, viu Simão e seu irmão André, que lançavam as redes ao mar, porque eram pescadores. Disse-lhes Jesus: «Vinde comigo e farei de vós pescadores de homens». Eles deixaram logo as redes e seguiram-n’O. Um pouco mais adiante, viu Tiago, fi lho de Zebedeu, e seu irmão João, que estavam no barco a consertar as redes; e chamou-os. Eles deixaram logo seu pai Zebedeu no barco com os assalariados e seguiram Jesus. Palavra da salvação.

 ORAÇÃO DOS FIÉIS

 Irmãos caríssimos: Para que a nossa resposta ao Evangelho de Jesus seja digna de tão grande chamamento, dirijamos ao Pai a nossa oração, dizendo com alegria:

 R. Ouvi-nos, Senhor.

 1. Pelo Papa, pelos bispos, presbíteros e diáconos, para que, seguindo o caminho da fé, irradiem confiança, alegria e disponibilidade, oremos ao Senhor.

 2. Pelos jovens que na nossa Diocese sentem o chamamento de Jesus, para que escutem a sua voz e O sigam, oremos ao Senhor.

 3. Pelos responsáveis das nações em todo o mundo, para que descubram no Evangelho de Cristo o alicerce firme da justiça e da paz, oremos ao Senhor.

 4. Pelos que se entregam ao serviço dos mais pobres, para que o Senhor lhes dê o seu Espírito e a perseverança nas difi culdades, oremos ao Senhor.

 5. Por nós que participamos nesta celebração, para que tenhamos o desejo de viver na graça de Deus e de a ela voltar se a viermos a perder, oremos ao Senhor.

 OREMOS. Senhor, que pela boca do vosso Filho dissestes que o tempo se cumpriu eestá próximo o reino de Deus, dai-nos um coração que saiba responder às surpresas inesperadas do Evangelho. Por Nosso Senhor.

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HOMÉLIE 3ème DIMANCHE ORDINAIRE

 Dans ces 2 Lectures, très différentes, nous remarquons un mot, un seul petit mot, apparemment insignifiant, qui se retrouve, comme par hasard, dans chaque texte, c’est le mot « aussitôt »… « Aussitôt » : cela donne un sentiment d’urgence, de rapidité, d’immédiateté : les principaux acteurs agissent « vite », comme s’il n’y avait pas de temps à perdre. Et nous nous posons une question : si c’était cela, le message de Dieu pour nous, aujourd’hui? Si Dieu voulait nous rappeler que nous n’avons pas de temps à perdre, car les « temps sont accomplis », comme le proclame Jésus dans l’évangile ?

Considérons d’abord la 1ère Lecture : nous avons certes tous entendu parler de JONAS et de sa baleine : Jonas est surtout connu par cet étrange animal ; mais à part cela, que savons-nous de lui ? Rien, sans doute… Alors, quelques mots d’explication peuvent être utiles : dans la Bible, existe un « Livre de Jonas » ; le titre de « livre » est d’ailleurs inadapté, car le récit tient tout entier en 3 pages et demie ! Il ne s’agit pas d’une histoire vraie, mais d’une fable, écrite vers le 4è S. avant JC, et qui prétend raconter une histoire arrivée 500 ans plus tôt. L’auteur, inconnu, ne manque pas d’imagination ! Certes, NINIVE a existé : c’était en effet une grande ville, située au nord de l’Irak actuel, capitale d’un pays farouchement hostile à Israël (déjà !). Les Juifs avaient terriblement senti le joug de cet empire ennemi… et ils n’étaient pas disposés à pardonner. Or voici que JONAS est envoyé par Dieu vers cette terre hostile, où il avait tout à redouter, afin d’annoncer le châtiment que Dieu prépare pour Ninive… Mais Jonas, loin d’obéir, embarque sur un bateau de pêcheurs qui se dirige vers l’ouest, (alors que Ninive est à l’est). Punition immédiate : une tempête, qui met en péril tous les passagers de l’embarcation. Jonas avoue alors sa faute aux marins… qui le jettent par-dessus bord ! Mais Dieu a pitié de Jonas et lui envoie cette fameuse baleine, qui l’avale… Dans le ventre de la baleine, Jonas, toujours vivant, réfléchit… Et lorsque la baleine le recrache (3 jours plus tard), Jonas s’empresse d’aller vers Ninive ! A peine a-t-il commencé à parler que les NINIVITES sont pris de remords pour leurs abominations passées, et AUSSITÔT, ils font pénitence : alors Dieu, prenant acte de leur conversion, renonce au châtiment… Ce qui mécontente fort le pauvre Jonas, d’ailleurs …

Toute cette histoire pour en arriver à cet « AUSSITÔT » ! la leçon est claire : Dieu veut le salut de tous, même des plus grands pécheurs : il n’attend qu’un geste de leur part pour faire miséricorde… Les Ninivites en font l’expérience… mais cette leçon était destinée aux Juifs contemporains de l’auteur… comme elle l’est pour nous.

PASSONS À L’EVANGILE : SIMON et ANDRÉ – JACQUES et JEAN… Nous connaissons déjà au moins 2 d’entre eux, grâce à l’évangile de dimanche dernier : André et Simon et peut-être aussi Jean (s’il était l’autre qui avait suivi Jésus avec André)… Ils connaissaient donc déjà Jésus, qu’ils avaient rencontré au temps du Baptiste ; puis ils étaient revenus au pays et avaient repris leur métier de pêcheurs ; au fond de leur cœur sans doute pensaient-ils à la merveilleuse rencontre avec Jésus… et ils étaient prêts ! La scène est donc moins insolite qu’il n’y paraît d’abord… Mais ce qui nous frappe, là encore c’est le mot « AUSSITÔT ». Marc l’applique d’abord à André et Simon : « Aussitôt ils le suivirent »… puis à Jésus lui-même – Jésus voit Jacques et Jean qui étaient dans leur barque, et il les appelle « AUSSITÔT » !

Une fois encore, ce mot « aussitôt » nous interpelle : si Jésus appelle, il faut éviter les tergiversations, les demandes de sursis ; Jésus appelle : j’y vais ! Quelle leçon pour nous, là encore !

Et puis Jésus appelle, « AUSSITÔT » qu’il les voit, Jacques et Jean : là, c’est Jésus qui semble pressé ; on a presque l’impression qu’il est poussé par une force intérieure : (peut-être celle de l’Esprit qui lui transmet un message du Père ?) On ne sait… En tout cas, puisque les « temps sont accomplis », que « le Royaume est tout proche », pourquoi attendre davantage ? Désormais, et jusqu’au Calvaire, Jésus ne s’accordera plus aucun répit, il lui faut accomplir l’œuvre pour laquelle il a été envoyé : l’annonce à tous de l’Heureuse Nouvelle du salut…

Participerons-nous à cette hâte que les textes d‘aujourd’hui nous manifestent ? Que le Seigneur en Personne nous y aide ! AMEN !

P. Gabriel JEUGE, « Nazareth », Orléans – 22/01/2012

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21 Janvier : LE PÈRE EGON SENDLER ET SES ICÔNES

 

LE CHEF D'OEUVRE DU P.EGON

Le chef-d’oeuvre du P. Egon Sendler

 

Considéré par ses élèves comme « le chef-d’oeuvre » de l’exposition, ce crucifix de toute beauté, oeuvre du P. Egon Sendler, revêt une valeur inestimable : combien d’heures a-t-il fallu au maître iconographe pour en ciseler le bois et obtenir un bas-reliefd’une telle finesse ? Les motifs sur cette croix présentent des symboles trinitaires et des scènes d’Évangile. À en croire l’une des élèves du P. Egon, les heures de travail ne peuvent se mesurer à l’aune humaine du temps : «­Le temps que nous passons à peindre n’est qu’un avant-goût du royaume de Dieu.­»

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 LE P. EGON SENDLER ET SES ICÔNES

L’homme aux cheveux de neige se tient courbé près de la fenêtre. Dehors, l’hiver a noyé Versailles sous une bruine tenace. On devine des silhouettes encapuchonnées qui fendent la grisaille pour courir jusqu’à leur bus. À elles la précipitation, l’urgence des jours ; à lui la patience, la sagesse de l’âge. Dans une dépendance adossée au lycée jésuite Sainte-Geneviève – « Ginette » –, le P. Egon Sendler, 89 ans, lui-même prêtre de la Compagnie de Jésus, se rétablit peu à peu : depuis quelque temps, son coeur lui joue de mauvais tours. Les médecins lui préconisent un repos absolu. « Pardonnez-moi, je ne suis pas dans ma meilleure forme », s’excuse le maître iconographe.

Alors qu’une rétrospective lui est consacrée à Paris (lire pages suivantes), et que le succès de son atelier versaillais ne se dément pas, le peintre paraît s’accommoder de son statut de convalescent. C’est que le P. Sendler a traversé bien des épreuves avant de s’établir en France, où il n’a cessé d’oeuvrer depuis cinquante ans.

Né en Silésie (actuelle Pologne) en 1923, Egon Sendler a survécu aux deux grandes folies du siècle passé : nazisme et communisme. Jeune catholique, il n’a rien oublié des interrogatoires que lui infligèrent les agents de la Gestapo, pour avoir prié publiquement, adolescent. Il raconte tout cela d’une voix feutrée, presque détachée. Mais ses souvenirs sont intacts. Enrôlé comme transmetteur dans les troupes du Reich, la guerre l’entraînera sur le front de l’Est, où il est blessé au ventre. Capturé par les Soviétiques, le voilà parqué dans un stade avec ses compagnons d’infortune. Humiliations, exécutions sommaires : rien ne lui est épargné. C’est vers un camp de travaux forcés que l’emporte un wagon à bestiaux. Dans l’âpreté d’une vie de forçat, au coeur des forêts gelées de Russie, il sent croître en lui-même un appel mystérieux : « Une nuit m’est venue l’évidence que la captivité n’était pas un accident. Je me suis dit que si je m’en sortais, je ferais tout pour aider le peuple russe à retrouver Dieu », se remémore-t-il. À sa libération, il entre chez les jésuites, fidèle à sa promesse de « donner » sa vie, et s’oriente vers « l’apostolat russe ». Son ordination est même célébrée en rite byzantin. Presque par hasard – sa mère était artiste peintre, il s’oriente vers la peinture à la demande de ses supérieurs.

Et s’immerge peu à peu dans l’iconographie, qu’il découvre par lui-même, à force de recherche, et qu’il finit par enseigner au collège jésuite Saint-Georges de Meudon dès les années 1960. Comme si sa vocation sacerdotale avait finalement rejoint son âme d’artiste : peindre, pour lui, c’est prier, parler de Dieu. « Pour l’Occidental, l’image est presque copie de la nature. Mais pour l’Oriental, elle est reflet du Divin dans la matière. Celui qui est représenté sur l’icône apparaît comme le fils du Père, fait homme dans la nature humaine. »

Ce « trésor », il n’a eu de cesse de le faire partager à des amateurs toujours plus nombreux, autant que dans les églises qu’il a décorées, sans jamais se mettre en avant : « Le P. Egon s’est toujours effacé derrière son oeuvre ; peu connaissent son nom, alors que ses icônes et ses fresques sont présentes dans le monde entier », raconte l’une de ses collaboratrices.

Désormais transféré dans le chalet de l’Ermitage, à la lisière du domaine de Versailles, l’atelier du « P. Igor », comme le surnomment ses élèves, ne désemplit pas.

Chaque semaine, des retraités s’y pressent pour assimiler la technique ancestrale de l’icône.

Des stages ponctuels attirent des candidats du Japon, de Chine, d’Angleterre ou de Pologne. « L’icône porte une dimension spirituelle qui ouvre l’esprit, que l’on soit catholique, orthodoxe ou protestant », souligne le P. Sendler. « Avant le Schisme de 1054, l’icône était un trait d’union entre l’Orient et l’Occident ! », fait remarquer en souriant celui qui, dans son atelier, accueille tout un chacun, sans distinction. Au fil du temps, il a réalisé que l’icône était un puissant vecteur oecuménique. Mais l’expérience est exigeante, loin d’être un passe-temps.

Son atelier est situé de l’autre côté de la ville. On y accède de l’extérieur, par un escalier de fer. Trop faible, le P. Sendler y vient ces derniers jours en pointillé. Ses élèves, eux, sont absorbés dans les préparatifs, à quelques jours du vernissage. Dans de vieux journaux, on emballe précautionneusement les icônes qui seront présentées à Paris, ainsi qu’un crucifix de bois façonné par le maître des lieux, chef-d’oeuvre en bas-relief doré à l’or fin (photo ci-dessus). En cette veille de Noël orthodoxe, un poste de radio diffuse le Kanon Hristos Ragedaetsia (canon de la naissance du Christ) d’un choeur bulgare. La lumière du jour inonde la pièce lambrissée par de larges fenêtres à croisillons. Il rôde une odeur de vieux bois, de vernis pas tout à fait sec. Dans ce joyeux désordre, de studieuses retraitées parachèvent leurs icônes. « Tâtez cette finesse ! s’exclame à son pupitre Françoise Collot, 72 ans. Il m’a fallu appliquer 12 couches de blanc de Meudon sur la planche, laisser sécher, poncer… Maintenant, je vais commencer mon dessin. » Depuis six ans, cette catholique fréquente l’atelier : « Ce que j’apprécie, c’est la présence qu’instaure l’icône dans une maison. J’en offre à mes petits-enfants pour les grandes occasions. » « Cet atelier, c’est d’abord un atelier de vie », affirme Helga Kuhn de Chizelle, luthérienne d’origine allemande. La septuagénaire dit avoir été fascinée par « l’esprit de famille » qu’elle y a découvert : « Ici, votre confession n’a aucune importance. Chacun apporte ce qu’il est. Nous sommes habités par nos points communs plus que par nos différences. Avec l’exigence que chacun reste soi-même. » Nathalie Pampouloff, orthodoxe d’ascendance russe, approuve ce jugement : « L’amitié naît spontanément. La première fois que je suis venue, il y a treize ans, je me suis dit : c’est le ciel sur terre ! Pourtant, je n’avais jamais peint, ni dessiné. Bien sûr, on est guidé par les assistantes du P. Igor, mais il y a une autre main, au-dessus de nous, qui guide la nôtre. » L’une des adjointes, Friederika Anglès d’Auriac, a délaissé la peinture profane pour se consacrer pleinement à l’icône : « J’ai enseigné la peinture en lycée. J’ai même eu ma période naturaliste, abstraite, surréaliste… Mais entre l’esthétique et la beauté de la vérité, j’ai choisi la vérité », explique l’artiste

d’origine allemande. À ses yeux, la peinture occidentale a parfois tendance « à accaparer le sujet », quand l’iconographe, lui, « se soumet à l’Esprit dans le silence du

 Imagerie pieuse ? Loin de là, si l’on en croit la légende du roi d’Hédesse. Selon cette très ancienne tradition, Jésus aurait, de son vivant, transmis à un souverain lépreux un linge portant la marque de son visage. « Ce visage a fixé le canon du visage du Christ tel qu’on le connaît, raconte Friederika. Comme une empreinte qui se diffuse dans le temps. Cela ne fait pas de nous des copistes, car chacun exprime sa propre fibre spirituelle : il y a dans l’icône quelque chose de mystique qui nous saisit. »

FRANÇOIS-XAVIER MAIGRE

 

(Source : « La Croix » du 21/01/2012)

 

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20 Janvier : 3ème jour de la SEMAINE DE L’UNITÉ

 

 

Troisième jour Thème :

 

Transformés par le Serviteur Souffrant

 

 

Texte : Le Christ a souffert pour nous (cf. 1 P 2,21)

 

Lectures

Is 53,3-11 L’homme de douleurs, familier de la souffrance

Ps 22,12-24 Il n’a pas rejeté ni réprouvé un malheureux dans la misère

1 P 2,21-25 Le Christ a souffert pour nous

Lc 24,25-27 Ne fallait-il pas que le Christ souffrît cela ?

 

Commentaire

 

Le paradoxe divin, c’est que Dieu peut convertir la tragédie et le désastre en victoire. Il transforme toutes nos souffrances et infortunes, et l’incroyable souffrance de l’histoire, en une résurrection qui enveloppe le monde entier. Alors même qu’il semble vaincu, il est la véritable victoire dont rien ni personne ne peut triompher.

L’émouvante prophétie d’Isaïe sur le Serviteur souffrant du Seigneur s’est totalement accomplie dans le Christ. Après avoir souffert une terrible agonie, l’Homme de Douleurs verra sa descendance. Nous sommes, nous-mêmes, cette descendance née de la souffrance du Sauveur. Et ainsi, nous ne formons avec lui

qu’une seule famille.

On peut dire que le Psaume 22 ne parle pas simplement de Jésus, mais aussi pour Jésus. Le Sauveur lui-même a prié avec ce psaume sur la croix, en reprenant les mots de désolation par lesquels il s’ouvre: « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tuabandonné ? » Dans la seconde partie du psaume cependant, la lamentation, la supplication emplie de douleur, se transforme en louange de Dieu pour ses oeuvres.

 

L’apôtre Pierre est un témoin des souffrances du Christ (1 P 5,1) qu’il nous donne en exemple : c’est à cette forme de souffrance par amour que nous sommes appelés. Jésus ne maudissait pas Dieu mais s’en remettait au juste Juge. Ses meurtrissures nous ont guéris et nous ont ramenés à l’unique berger.

Ce n’est qu’à la lumière de la présence du Seigneur et de sa Parole que le dessein de Dieu à travers les souffrances du Messie peut se révéler. Tout comme il en fut pour les disciples sur le chemin d’Emmaüs, Jésus nous accompagne constamment sur le chemin rocailleux de l’existence, rendant nos coeurs brûlants et  yeux au plan mystérieux du salut.

Les chrétiens expérimentent que la souffrance résulte de la fragilité de la condition humaine ; nous reconnaissons cette souffrance dans l’injustice sociale et les situations de persécution. La puissance de la croix nous oriente vers l’unité. C’est là que la souffrance du Christ nous apparaît comme source de miséricorde et de solidarité envers l’ensemble de la famille humaine. Comme le dit un théologien contemporain : plus nous nous approchons de la croix du Christ, plus nous nous rapprochons les uns des autres. Le témoignage que donnent ensemble les chrétiens dans les situations de souffrance acquiert une très grande crédibilité. En étant solidaires de tous ceux qui souffrent, nous apprenons du Serviteur souffrant et crucifié à nous vider de nous-mêmes, à nous abandonner et à nous offrir en sacrifice. Ce sont les dons qu’il nous faut recevoir de son Esprit en cheminant vers l’unité en lui.

 

Prière

 

Dieu de consolation, tu as transformé la honte de la croix en un signe de victoire.

Fais que nous puissions nous rassembler autour de la croix de ton Fils et le célébrer pour la miséricorde qui nous est offerte par ses souffrances. Que l’Esprit Saint ouvre nos yeux et nos coeurs, afin que nous aidions ceux qui souffrent à expérimenter ta proximité ; toi qui vis et règnes pour les siècles des siècles. Amen.

 

Pistes de réflexion

 

1. En quoi notre foi peut-elle nous aider à fournir une réponse à la souffrance de longue durée ?

2. Quels sont les domaines de la souffrance humaine que l’on néglige ou minimise actuellement ?

3. Comment les chrétiens peuvent-ils témoigner ensemble du pouvoir de la croix ?

(Source : Le Livret officiel de la Semaine)

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